TONY FRANK

 

Issu de la génération jazz, blues, et rock’n’roll, Tony Frank fut le témoin privilégié d’une

époque rêvée et libérée.

C’est adolescent, pendant des vacances scolaires qu’il découvre la photographie et

l’été suivant, le jazz et le blues : photo et musique deviennent ses deux passions.

1961, appareil en bandoulière, Tony Frank ne manque aucun rendez-vous du Golf

Drouot (surtout le lundi, jour de fermeture des salons à l’époque, donc les coiffeuses sont

là !!) où se retrouvent devant le juke-box : Johnny Hallyday, Eddy Mitchell, Long Chris et

ses Daltons pour qui il réalise leur première pochette de disque.

Réunis par leur passion du rock, ils viennent écouter leurs idoles anglaises et américaines

dont les disques sont tout juste importés des US : Fats Domino, Elvis Presley, Chuck Berry,

Buddy Holly, Tommy Steele...

Son enthousiasme, son audace et sa sympathie le mènent à des rencontres improbables

comme le jour où il s’est infiltré par les toits de l’Olympia pour essayer de photographier

le spectacle de Louis Amstrong : après plusieurs tentatives, il réussit à pénétrer dans

sa loge. Ce coup de maître lui vaut sa première parution presse à la une d’un grand

quotidien : Paris Presse.

Après avoir collaboré avec des magazines de “Music-hall” (terme de l’époque pour

Show-bizz”) et réalisé plusieurs pochettes de disques, il rejoint l’équipe de “Salut les

Copains” en 1964/65. Il partage tout en travaillant, avec Jean-Marie Périer et les autres

membres de l’équipe, leur passion commune... Considéré comme un des piliers de

“Salut les Copains”, de “Hit Magazine” dans les années 70, il travaille ensuite chez Sygma

(Corbis) et pour de nombreuses autres agences de presse, magazines et maisons de

disques.

Depuis 2000, il a choisi d’exercer sa passion de manière indépendante.

Tony Frank est bien plus qu’un portraitiste talentueux de cette époque, c’est un esthète

plein d’humour et d’humanité dont le leitmotiv a toujours été de dévoiler le plus bel

aspect de la personnalité de ses modèles.

A travers son objectif, comme le disent certains de ses modèles “les séances de photos

faisaient partie de la vie et la notion de travail était oubliée”.

Galerie Espaces 54 - 54 rue Mazarine - 75006 PARIS.